CFDT INTERCO 35

« Nous sommes opposés au passe sanitaire tel qu’il est » (Jacques Lager, nouveau secrétaire général d’Interco CFDT)

« Nous sommes clairement en faveur de la vaccination, mais nous sommes opposés au passe sanitaire tel qu’il est », affirme Jacques Lager, le nouveau secrétaire général de la fédération Interco CFDT, le 23 août 2021, dans une interview à AEF info, à propos de la mise en œuvre de la loi de gestion de la sortie de la crise sanitaire (1). « La menace de la sanction n’est pas le moyen le plus efficace de convaincre » les agents territoriaux. Interrogé sur la réforme à venir de la protection sociale complémentaire, il rappelle que la CFDT est favorable au conventionnement et à l’adhésion obligatoire des personnels aux contrats collectifs proposés par leur employeur. AEF info : La loi du 5 août 2021 a rendu obligatoire le passe sanitaire pour les soignants dès le 9 août. Il sera étendu le 30 août aux agents de la culture et du sport (musées, bibliothèques, gymnases…) (lire sur AEF info). Soutenez-vous cette mesure mise en place par le gouvernement pour faire face à la 4e vague de coronavirus ? Jacques Lager : Nous sommes clairement en faveur de la vaccination car elle a fait ses preuves, mais nous sommes opposés au passe sanitaire tel qu’il est. Le gouvernement aurait dû prendre le temps de consulter les syndicats avant de présenter son projet de loi et le faire adopter en quelques semaines à peine. La menace de la sanction n’est pas le moyen le plus efficace de convaincre les agents réticents de se faire vacciner, en particulier ceux qui étaient en première ou deuxième ligne pendant le confinement. N’oublions pas que ce sont eux qui ont permis de maintenir les services publics depuis le déclenchement de la crise. « Les employeurs territoriaux doivent privilégier l’écoute et la pédagogie, en accompagnant au maximum les personnels dans leur démarche de test ou de vaccination. » Les employeurs territoriaux doivent privilégier l’écoute et la pédagogie, en accompagnant au maximum les personnels dans leur démarche de test ou de vaccination. C’est le seul moyen de faire accepter le dispositif. En outre, la question du contrôle des usagers par les personnels pose de vraies difficultés dans certains lieux, comme les bibliothèques. Les bibliothécaires estiment que ce n’est pas leur rôle de contrôler les usagers et certains ont décidé de se mettre en grève comme à Grenoble. AEF info : Les décrets d’application de l’ordonnance du 17 février 2021 sur la protection sociale complémentaire sont en cours de discussion entre les employeurs et le ministère de la Fonction publique (lire sur AEF info). Quelles sont les attentes d’Interco CFDT sur le sujet ? Jacques Lager : Nous revendiquons une équité entre agents, quel que soit leur lieu d’exercice sur le territoire. Le principe de libre administration des collectivités locales appliqué aux ressources humaines nous paraît dommageable. Certaines petites villes proposent déjà de financer la couverture santé ou prévoyance de leurs agents, tandis que des métropoles ou départements ne le font pas. Cela montre bien que la PSC ne dépend pas de la taille de la collectivité, mais résulte d’un choix politique. Par ailleurs, nous défendons la mise en place de conventions de participation sur la PSC entre les collectivités et les mutuelles ou les sociétés d’assurance. L’adhésion obligatoire des agents sur les risques santé et prévoyance nous paraît également être la meilleure solution pour obtenir des tarifs avantageux et couvrir au mieux les personnels. AEF info : La CFDT a signé l’accord national du 13 juillet 2021 sur le télétravail. Où en sont les collectivités en matière de déploiement de ce mode d’organisation du travail ? « Nous serons vigilants sur le maintien des temps collectifs. Jacques Lager : Les situations sont très disparates d’un territoire à l’autre. Nous espérons que cet accord permettra au maximum d’agents qui le souhaitent de télétravailler, sans que cette décision soit soumise à l’arbitraire de leur employeur. Toutes les collectivités doivent réfléchir aux activités qui sont télétravaillables. Or, certains encadrants et élus locaux sont encore réticents vis-à-vis de cette forme d’organisation du travail. Il y a un besoin urgent de mieux former les cadres au management à distance, qui est fondé sur la confiance. Les concours actuels n’évaluent malheureusement pas les qualités liées à l’encadrement des agents. Nous serons aussi vigilants sur le maintien des temps collectifs pour préserver la cohésion des équipes. La visioconférence ne remplace pas tout ! Il est quasi impossible de monter des projets à plusieurs à distance. S’agissant de frais de télétravail, le gouvernement invoque là aussi la libre administration des collectivités pour ne pas rendre obligatoire leur remboursement. Nous le déplorons car, pour nous, ce type de mesure doit être décidé au niveau national. AEF info : Dans un an et demi auront lieu les élections professionnelles dans toutes les administrations. Comment comptez-vous convaincre les agents territoriaux de voter pour votre syndicat ? Jacques Lager : Une des forces de la CFDT est sa capacité à élaborer des propositions. Pour nous, négocier au maximum avec les « patrons » est indispensable pour obtenir des améliorations dans le quotidien des agents. Nous ne sommes pas dans la co-gestion. Quand une décision est prise par une collectivité, nous voulons que cela se passe le mieux possible. Contrairement à ce que certains pensent, nous croyons au rapport de force, tant qu’il est jouable. Dire non à tout et pratiquer la politique de la chaise vide sans apporter de propositions ne fonctionne pas. Plus largement, nous ne sommes pas corporatistes, donc nous souhaitons être présents dans le maximum de collectivités et représenter le maximum de métiers. (1) Jacques Lager a succédé à Claire le Calonnec comme secrétaire général d’Interco CFDT lors du congrès de Dijon organisé en juin 2021 (lire sur AEF info). Il était depuis quatre ans secrétaire national de la fédération en charge de l’organisation interne et du secteur de l’eau et de l’assainissement. Ingrid Clément, assistante sociale au département de l’Aube, a, elle, été nommée secrétaire générale adjointe.

Suis-je concerné.e par la GIPA en 2021 ? (SIMULATEUR CFDT)

La CFDT Fonction publique vous propose un simulateur pour calculer votre GIPA 2021 Le décret 2020-1298 du 23 octobre 2020 reconduit la GIPA jusqu’en 2021. L’arrêté du 23 juillet 2021 fixe au titre de l’année 2021 les éléments à prendre en compte pour le calcul de l’indemnité de garantie individuelle du pouvoir d’achat (Gipa). Pour la période de référence du 31 décembre 2016 au 31 décembre 2020, le taux de l’inflation ainsi que les valeurs annuelles du point d’indice à prendre en compte sont les suivants : taux de l’inflation : + 3,78 % valeur moyenne du point d’indice en 2016 : 55,7302 euros; valeur moyenne du point d’indice en 2020 : 56,2323 euros. La Gipa résulte d’une comparaison entre l’évolution du traitement indiciaire brut (TIB) détenu par l’agent sur une période de référence de quatre ans et celle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac en moyenne annuelle) sur la même période. Si le TIB effectivement perçu par l’agent au terme de la période a évolué moins vite que l’inflation, un montant indemnitaire brut équivalent à la perte de pouvoir d’achat ainsi constatée est versé à chaque agent concerné. Il est calculé en fonction d’une formule prévue par le décret n° 2008-539 du 6 juin 2008. Pour connaitre votre Gipa 2021, utilisez le simulateur de la CFDT à télécharger. Il vous suffit d’indiquer vos indices figurant sur vos fiches de paie de décembre 2016 et 2020.  La Gipa est soumise aux cotisations sociales (CSG, CRDS), au Rafp et à l’impôt sur le revenu. Publié le 23/08/2021 par CFDT Fonction Publique

TOUT SAVOIR SUR LE PACTE DU POUVOIR DE VIVRE

Le Pacte du pouvoir de vivre est une alliance de la société civile initiée le 5 mars 2019 par la CFDT avec 18 autres organisations. Elle compte aujourd’hui 65 membres (au 1er juillet 2021) et près de 35 groupes locaux dans lesquels sont présentes les unions régionales et d’autres structures de proximité de la CFDT. L’article ci-dessous décrit étape par étape la genèse et l’évolution du Pacte depuis deux ans. Vous avez également accès aux articles d’actualité du Pacte en cliquant ici. 5 MARS 2019 : LANCEMENT DU PACTE DU POUVOIR DE VIVRE Le 5 mars 2019, la CFDT a présenté avec 18 organisations – environnementales, de solidarité et d’éducation, mutuelles et syndicats – le Pacte du pouvoir de vivre qui a construit 66 propositions pour répondre à l’urgence sociale et écologique de notre pays. Voir l’article Syndicalisme Hebdo : [Pacte du pouvoir de vivre] 66 propositions pour un autre modèle de développement Cette alliance inédite de 19 organisations pour agir ensemble, afin que les questions sociales et environnementales ne soient plus dissociées, répond à la nécessité de rassembler un large front d’acteurs syndicaux, associatifs, mutualistes autour d’un triple objectif : faire évoluer le débat public sur ces enjeux majeurs de société, faire entendre la société civile organisée et construire un rapport de force face à un exercice très vertical du pouvoir. Sur le fond, les 66 propositions initiales du Pacte du pouvoir de vivre s’articulent pour simultanément lutter contre le dérèglement climatique, enrayer l’érosion de la biodiversité, améliorer le quotidien des citoyens, renforcer les pratiques démocratiques et la participation citoyenne, remettre l’exigence de solidarité et d’égalité au cœur de l’économie, et construire une société plus juste et solidaire. Télécharger le livret du Pacte du pouvoir de vivre LES PREMIERS MOIS DU PACTE DU POUVOIR DE VIVRE (MARS 2019 – AOÛT 2019) Les premiers mois ont été rythmés par la consolidation de cette alliance autour d’actions communes (conférences de presse, tribunes, communiqués, rencontres avec les partis et élus), l’élargissement progressif du nombre d’organisations soutenant le Pacte (aujourd’hui au nombre de 65) ainsi que les premières mobilisations au niveau local avec actuellement près de 35 groupes locaux. TRIBUNES ET COMMUNIQUÉS DU PACTE DE MARS À AOÛT 201913 avril 2019 : Tribune : « Le quinquennat à quitte ou double » dans le JDD avant les annonces du président de la République sur la sortie du Grand Débat.2 mai 2019 : Communiqué de presse de réaction aux annonces du président de la République suite au Grand Débat : « Face à l’urgence sociale et écologique, le compte n’y est pas ! ».22 mai 2019 : Tribune : « Un contrat de justice sociale, écologique et solidaire » dans La Croix avant les élections européennes.18 juin 2019 : Communiqué de presse et conférence de presse en réaction au discours de politique générale du Premier ministre : « Les 8 mesures d’urgence que le Premier ministre aurait dû annoncer et qu’il doit mettre en œuvre ».Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Les signataires du Pacte du Pouvoir de Vivre maintiennent la pression Nos propositions ont été transmises au Premier ministre qui a reçu le Pacte du pouvoir de vivre le 27 août 2019. Laurent Berger y représentait la CFDT. Si le Premier ministre n’a pas répondu concrètement sur les mesures d’urgence, il a proposé aux membres du Pacte un calendrier de travail avec les ministres sur un certain nombre de sujets évoqués : un projet de loi sur le Grand âge, la rénovation thermique des logements, la question écologique dans le pacte productif 2025, le cahier des charges des Maisons France Services et la question de la vie associative en France. Voir l’article sur Syndicalisme Hebdo : Pacte du pouvoir de vivre : Le Premier ministre annonce un changement de méthode TOUR DE FRANCE DU PACTE DU POUVOIR DE VIVRE (NOVEMBRE 2019 À MARS 2020) Quelques semaines plus tard, la CFDT et les autres membres du Pacte engagent un « Tour de France du pouvoir de vivre » pour mettre en valeur toutes les actions initiées par les groupes locaux au niveau des territoires.10 étapes sont organisées entre le 27 novembre 2020 (Liévin et Bordeaux, Nancy, Nantes, Dijon, Caen, Aix-en-Provence, Villeurbanne, Rennes et Paris. Chaque date a fait salle comble ! Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Pacte du pouvoir de vivre : Faire vivre le dialogue social et sociétal dans les territoires LES ÉLECTIONS MUNICIPALES Le Pacte du pouvoir de vivre, très présent localement, investit la campagne des élections municipales en communiquant sa grille d’analyse des 10 mesures essentielles pour des villes du pouvoir de vivre. Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Pacte du pouvoir de vivre : Faire vivre la démocratie ÉLECTIONS MUNICIPALES : « LES 10 MESURES ÉCOLOGIQUES ET SOCIALES INCONTOURNABLES » LA CRISE SANITAIRE (MARS 2020 À DÉCEMBRE 2020) La crise sanitaire et l’annonce du confinement le 16 mars 2020 changent la donne : les organisations du Pacte se mobilisent sur leur domaine d’activités et leur expertise, souvent sur le terrain en soutien aux personnes. Les premières semaines sont pour le pays celles de l’urgence pour faire face au tsunami social lié au confinement. C’est dans cet esprit que le Pacte publie début avril un communiqué : « Parer aux urgences, préparer l’avenir ». Alors que cette sortie de crise apparait pour beaucoup propice pour rebattre les cartes et reconstruire un nouveau modèle de développement, la CFDT et les organisations du Pacte ont alors le sentiment que les mêmes recettes risquent de réapparaitre, ou pire, certaines exigences environnementales et sociales d’être remises en cause. Pour faire entendre sa voix dans cette période, le Pacte du pouvoir de vivre publie, début mai 2020, un livret « Les 15 mesures indispensables pour la fin du confinement ». Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Covid-19 : Les 15 mesures d’urgence du Pacte du pouvoir de vivre Voir la tribune du 26 juin 2020 dans Le Monde : « Face aux urgences sanitaire, sociale et écologique, la concorde ne se décrète pas, elle se construit » Dès les premières annonces liées au plan de relance, la CFDT et les organisations du Pacte dénoncent l’absence de prise en compte des plus fragiles,

Le congé de paternité passe à 28 jours à compter du 1er juillet 2021.

Avec un congé paternité de 28 jours, la France fera deux fois mieux que la moyenne européenne, mais beaucoup moins bien que la Suède, dont le congé dure 60 jours, la Finlande avec ses 54 jours ou encore l’Espagne qui passera à 80 jours en 2021. Concrètement, avec cette réforme,  à partir du 1er juillet 2021, la durée du congé paternité passera de 14 jours depuis sa création en 2002, à 28 jours.La réforme sera inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 et mise en œuvre à partir du 1er juillet 2021. https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/famille/maternite-paternite-adoption/conge-paternite-accueil-enfant Cependant, elle fera doubler le coût du dispositif qui passera de 260 millions d’euros cette année à environ 520 millions en 2021 et 780 millions en 2022, grâce à l’amélioration attendue du taux de recours. En faisant ce pas et en le faisant si rapidement, le président de la République souhaite donner une suite favorable aux conclusions des travaux de la commission des « 1.000 premiers jours de l’enfant » du neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Dans son rapport, la commission avait recommander de porter le congé paternité à 9 semaines, comme en Finlande. Et elle montrait, sur des bases scientifiques, que pour nouer un lien d’attachement suffisant avec le père, 14 jours ne suffisaient pas. (voir : Neuf semaines de congés de paternité, les experts sur « les 1000 premiers jours » de l’enfant ont rendu leur rapport) Si les trois jours de congé de naissance deviennent obligatoires, le taux de recours des pères va s’accroître, et donc coûter plus d’argent aux employeurs, qui continueront à payer des salaires et des cotisations. Ce taux de recours s’élève actuellement à 67 % sur l’ensemble de la période de 14 jours – il est rare que les bénéficiaires du congé paternité n’en demandent qu’une fraction. Le gouvernement table sur une stabilité du recours pour la part non obligatoire, et sur une hausse à 80 % sur la part obligatoire dès 2021, puis 90 % en 2022. Un coût déjà calculé par le gouvernement  Selon la Présidence de la République, « 80 % des Français se déclarent favorables à l’allongement du congé paternité« . Cette décision permettra aussi à la France de « rejoindre le peloton des pays européens proposant le plus long congé paternité, comme l’Espagne, la Finlande, la Norvège, le Portugal ». Ce qu’il faut retenir : * La durée du congé paternité sera doublée à partir du 1er juillet 2021. Elle passera de 11 jours actuellement à 25.* Une décision qui fait écho au rapport sur les « 1.000 premiers jours de l’enfant » de la commission présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, rapport remis ce mardi soir au gouvernement.* Ce rapport préconisait d’étendre le congé paternité à neuf semaines. La réduction des inégalités hommes-femmes « Ce congé nous valorise dans notre rôle de père et cela montre qu’en termes d’égalité femmes-hommes, la femme n’est pas toute seule à prendre un congé. » Rendre une partie du congé paternité obligatoire réduit les inégalités d’accès. « Le non-recours concerne les personnes les plus défavorisées, qui sont dans les situations les plus précaires, qui aimeraient probablement prendre ce congé paternité mais qui ne le peuvent pas », explique Frédéric Bizard, économiste de la santé. L’autre objectif affiché de ce nouveau dispositif est la réduction des inégalités hommes-femmes. « La parentalité ne doit pas être un frein » Chez Aviva, le congé parentalité ou « co-parent » s’élève à 10 semaines. En plus des quatre semaines de congés légaux, le parent travaillant dans ce groupe d’assurance bénéficie de six semaines supplémentaires à prendre dans les six mois suivant l’arrivée de son enfant. « Il est possible de les prendre en plusieurs fois, au moment de la période d’adaptation en crèche par exemple ou lors du retour au travail de la maman », précise Sylvie Chartier-Gueudet, directrice de l’inclusion et du bien-être au travail de l’entreprise qui compte 2 900 salariés. Depuis sa mise en place en novembre 2017, ce congé semble de plus en plus plébiscité : en 2020, 95% des salariés éligibles l’ont pris, contre 85% à ses débuts. « Nous avons voulu faire de ce congé une mesure d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes », assure la directrice de l’inclusion.  « Il n’y a pas si longtemps encore, quand une femme partait en congé maternité, elle n’était pas sûre de retrouver son poste et l’on ne se posait pas la question du congé pour le deuxième parent. « Sylvie Chartier-Gueudet, directrice de l’inclusion chez Aviva à franceinfo « En allongeant le congé parentalité, nous envoyons le message qu’un homme ou une femme peut s’absenter pour s’occuper de son enfant sans que cela interfère sur sa carrière ». Le maintien du salaire, un facteur-clé Au niveau national, le taux de recours du congé paternité demeurait jusqu’à présent en deçà des attentes. En 2016, il ne s’élevait qu’à 67%, soit 400 000 salariés, relève le Sénat. En imposant de prendre les sept premiers jours, le gouvernement espère améliorer ce taux, car jusqu’à présent « le congé paternité était plutôt pris par les cadres supérieurs, dans les grands groupes », relève Emmanuel Macron dans une interview au magazine Elle (article réservé aux abonnés). « Là, on dit qu’il y a une partie qui est obligatoire pour protéger les gens dans des structures plus petites où, pour des raisons culturelles, ce congé a du mal à être accepté », analyse le chef de l’Etat.  Pour Sylvie Chartier-Gueudet, la clé du succès réside dans la culture de l’entreprise, qui doit faire de la parentalité l’une des garanties de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. « Ce congé montre que la parentalité est prise en compte dans la gestion de carrière et ne doit pas être vécu comme un frein », insiste la directrice de l’inclusion. Des bénéfices au-delà du coût Un long congé « co-parent » a aussi un coût pour les entreprises, qui doivent assumer le reste à charge de ces congés dépassant la durée légale. Mais pour Jean-Baptiste Lebelle, directeur des ressources humaines du cabinet d’avocats Allen & Overy, l’impact financier est « négligeable » par rapport au bénéfice. « En termes d’engagement et de loyauté de la part de nos collaborateurs qui bénéficient de ces congés, le gain est largement plus important que la dépense. » « C’est une mesure de bon sens qui profite à tout le monde et nous avons le sentiment, en tant qu’entreprise, de participer à l’évolution de la société. »Jean-Baptiste Lebelle, DRH chez Allen & Overy  à franceinfo Cela fait déjà cinq ans que les 350 salariés et collaborateurs

AFGHANISTAN : SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE AFGHAN

La CFDT exprime sa profonde inquiétude et son effroi face à la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan. Elle s’inquiète tout particulièrement quant au sort réservé aux libertés individuelles et aux droits des femmes. Nul doute malheureusement que ce sont elles qui vont subir de façon terrible ce retour en arrière. Les pays occidentaux ne peuvent laisser derrière eux leurs ressortissants et notamment les agents publics engagés depuis des années, mais également toutes les afghanes et afghans qui ont travaillés avec eux. En outre la CFDT appelle l’ensemble des démocraties, l’Europe en tête, à faire preuve de solidarité et d’accueil pour ceux et celles qui fuiront l’horreur des talibans. https://www.cfdt.fr/portail/presse/communiques-de-presse/afghanistan-solidarite-avec-le-peuple-afghan-srv1_1188914

Réorganisation Direction de l’Assainissement : Déclaration au Comité Technique du 2 juillet 2021

Point 5 B -Réorganisation Direction de l’assainissement CT du 2 juillet 2021 (Vote Abstention) La CFDT ne peut qu’encourager la récupération des compétences de l’assainissement par la Direction de l’assainissement, précédemment confiées à des prestataires extérieurs et privés. Nous saluons ici la confiance qui a été accordé par les élus, à tous nos collègues des filières techniques et administratives pour leur travail effectué au quotidien et ainsi faire reconnaitre leur efficacité et qualité de travail. Néanmoins, et comme trop souvent, lors d’une réorganisation de service lié à la Métropolisation, l’expérience montre que malgré la théorie, qui sur le papier semble aller dans le bon sens, en pratique certains points très importants risquent pourtant d’enrailler cette réorganisation échelonnée d’ici à 2025. En effet, dans ce rapport 35 postes seront créés d’ici à 2025 et nous nous en félicitons. Par contre, là ou des postes évolues, d’autres n’évoluerons pas, et cela entraines déjà une frustration, voire pire, peut potentiellement générer ou accentuer un écart supplémentaire d’attractivité face aux entreprises extérieures, ce qui entrainerait un turn-over déjà observé et signalé dans cette direction. La CFDT demande une transparence envers tous les agents publics et privés, par le biais d’une communication interne au sujet de tous les postes à pourvoir ainsi que les fiches de postes qui y sont rattachées, en précisant que tous les agents publics et privés de la Direction Assainissement peuvent postuler s’ils remplissent les critères. Nous demandons une vigilance toute particulière sur les postes d’encadrement qui évoluent sur plus de management. Un accompagnement doit être mis en place et suivi notamment au travers de l’animation managériale. Un nombre élevé de RPS actuellement constatés doivent également vous alerter sur cette future réorganisation. La problématique d’anticipation des locaux attribués aux plateformes doit être un point de vigilance, car le fait de travailler en autonomie par rapport à Beaurade impose une organisation adaptée. En effet, certains sont trop petits, pas adaptés, voir même inexistants. D’autre part, malgré la création d’un poste supplémentaire de magasinier en janvier 2023, beaucoup trop lointaine à notre avis, qui porte leur nombre à trois, et sachant que nous ne savons pas à l’heure actuel comment se feront la gestion globale, les commandes et livraisons auprès des différentes plateformes extérieures à Beaurade, nous redoutons une dégradation des conditions de travail liée à la surcharge de travail déjà présente au magasin de Beaurade. Concernant la centralisation des services administratifs à Dupont des Loges, nous souhaitons à nouveau vous alerter sur les problématiques engendrées par les bulletins de paie. Auparavant, les agents pouvaient profiter d’un accueil physique et personnalisé pour toutes questions administratives, afin de répondre au plus urgent. Demain, les agents isolés pour certains, du fait de l’extension géographique des secteurs n’auront plus cette qualité de service. Même si une plateforme téléphonique centralisée peut donner un premier niveau de réponse, elle ne pourra malheureusement pas solutionner les demandes plus complexes. Enfin, dans le cadre de l’extension géographique des plateformes, nous souhaiterions connaitre les critères pour départager les candidatures lors du redéploiement des agents égoutiers et maçons, puisque cela est censé se faire sur la base du volontariat. Pour conclure, La CFDT demande qu’un bilan annuel jusqu’à 2026 nous soit communiqué en Comité Technique et CSE, afin d’appréhender au mieux cette réorganisation.

Conservatoire à Rayonnement Régional / Fonctionnement bi-site : Déclaration au Comité Technique du 2 juillet 2021

Le conservatoire vit un moment marquant de son histoire, un moment difficile. Ce fonctionnement en bi-site entraine des enjeux évidents d’organisation, de fonctionnement. Cela concerne particulièrement le service action culturelle et le pôle relations usagers. Du côté de l’équipe pédagogique, en plus de ces aspects organisationnels, cela questionne le sens même donné à l’exercice du métier d’enseignant. En plus, de cet enjeu primordial, le conservatoire a dû faire face, comme tous et toutes, au contexte de la crise sanitaire, qui en plus des problèmes de travail collectif, d’adaptation aux différents protocoles et au défi de l’enseignement à distance réalisé au débotté, n’a pas facilité le travail participatif c’est le moins que l’on puisse dire, n’a pas aidé la communication et le même niveau d’information des uns et des autres. Votre arrivée, dans ce contexte, Me Directrice, comme tous changements de direction, a également apporté le lot d’insécurité et de changements, qui ont pu être vécu différemment selon les agents. N’oublions pas non plus, du côté des enseignants, leur demande légitime après plus de 20 ans de stagnation de valorisation de leur régime indemnitaire et la persistance d’un écart trop important avec les régimes indemnitaires des autres agents de nos 3 collectivités. Leurs missions ont déjà beaucoup évolué depuis 20 ans et sont amenées a évolué fortement encore aux regards des enjeux politiques incarnés dans ce 2e bâtiment implanté dans ce quartier de la ville et comme en attestent les attentes de montée en compétence inscrites dans ce rapport. Au vu de ce contexte et de ces difficultés, le principe de fonctionnement, rappelé dans ce rapport et dans nos échanges d’une année « chantier pour 2020-2021 et une année transitoire pour 2021-2022 est plutôt bienvenu. Cela permet aujourd’hui d’acter des principes et de laisser la place aux ajustements nécessaires. Nous avons demandé à disposer points réguliers tout au long de la future année scolaire et nous serons très attentifs lors de l’habituel bilan à 1 an. D’ores et déjà nous souhaitons vous faire part d’un certain nombre de points de vigilance : Concernant l’équipe action culturelle, la CFDT salue la création des postes nécessaire au bon fonctionnement du site. Nous avons pu dire notre désaccord sur la classification du poste de régisseur technique, qui est passé de P2, tel que c’était indiqué quand nous avions validé la création de postes dans cette instance au printemps à P1 aujourd’hui, dans cette même instance. La technicité demandée est forte et l’autonomie également, ce qui justifie pour la CFDT la classification en parcours 2. D’une façon générale sur ce service, au vu de ces fortes évolutions et d’autres plus anciennes, la classification et le dimensionnement des postes est sous-évaluée, notamment vis-à-vis de postes analogues dans nos collectivités et ailleurs, et nous renouvelons notre demande d’étude rapidement. Nous notons l’ambition de créer une programmation d’action culturelle maitrisée, rationnalisée. Toutefois, l’ouverture d’un tel équipement dans ce quartier va créer un appel d’air dans les besoins de salles pour les partenaires de quartier et autres. Or les temporalités sont différentes entre la programmation d’action culturelle et les réservations de salle. La CFDT sera donc vigilante à ce que cette dernière mission du bâtiment ne prenne pas le pas sur la programmation d’action culturelle. Concernant le pôle relations usagers, nous saluons les créations de poste, les évolutions positives depuis l’arrivée de la nouvelle responsable ainsi que la méthode participative dans la mise en place de ces changements importants. Nous serons attentifs au futur travail collaboratif pour accompagner les agents dans leurs nouvelles missions, renforcer leurs expertises et le travail conjoint avec les enseignants et prenons note du futur passage en comité technique. Concernant l’équipe de Direction, la présence des 4 bureaux mutualisés est une bonne chose. Il manque dans le rapport la mise en place d’un référent direction du Blosne, qui a justifié la transformation d’un poste validé au dernier comité technique. La CFDT regrette que la mise en place de cette mission n’ait pas été plus partagée. De même pour les horaires d’ouverture et fermeture de bâtiment, nous regrettons que la décision de fermeture le lundi matin, légitime pour permettre à cette presque nouvelle équipe d’accueil, de fonctionner correctement avec les contraintes de bi-site, n’ait pas été plus partagée avec les enseignants. Cela participe à la création de tensions qui auraient pu être évitées. Concernant l’activité pédagogique, nous avons pu le dire, ce fonctionnement en bi-site questionne le sens même donné au métier d’enseignant dans un Conservatoire à rayonnement régional. Cela questionne également les moyens, en terme d’heures d’enseignement et de création de postes, pour répondre aux enjeux politiques portés par ce 2e bâtiment. Vous, Mme la Directrice et la DRH, vous vous êtes engagés à nous fournir un tableau général des effectifs, qui permettrait d’objectiver ce besoin de création ainsi que d’avancer sur la déprécarisation des postes vacataires et contractuels. Nous vous demandons de nous le remettre le plus rapidement possible. Nous le disions en introduction, le climat au sein du Conservatoire est actuellement tendu, très tendu. Les enseignants doivent également rapidement retrouver du sens dans leur travail quotidien, grâce à un projet pédagogique qui soit clair et partagé afin de susciter l’adhésion du plus grand nombre. Les enseignants doivent retrouver de la sérénité et un travail collaboratif entre eux mais aussi avec toute l’équipe du Conservatoire. La valorisation de leur régime indemnitaire participerait également au sentiment d’une meilleure reconnaissance des agents, de leur métier et de leur place par notre collectivité et est une des conditions de réussite pour l’apaisement de la situation, nécessaire par ailleurs à la mise en place de la démarche métiers. Des incompréhensions s’intensifient entre les équipes pédagogiques et administratives. En plus des enjeux inscrits dans ce rapport d’unité et de cohérence du fait une répartition des disciplines entre les deux sites, pour la CFDT, c’est d’abord l’équipe du Conservatoire tout entière qui doit retrouver de la cohésion. La collectivité doit s’en donner les moyens.